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	<title>Asociatia Bio Romania &#187; Français</title>
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		<title>Les produits bio de plus en plus &#8220;tendance&#8221; en Europe de l&#8217;Est (MAGAZINE)</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 21:24:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marian Cioceanu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Français]]></category>

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		<description><![CDATA[BUCAREST, 10 sept 2009 (AFP) &#8211; Des cafés et restaurants bio qui ouvrent en Roumanie et en Bulgarie, des marchés bio qui fleurissent en Hongrie, des rayons bio incontournables dans les supermarchés polonais: l&#8217;Europe de l&#8217;Est est à son tour saisie par la mode des aliments sans pesticides ni conservateurs. &#8220;La tendance générale montre une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>BUCAREST, 10 sept 2009 (AFP) &#8211; Des cafés et restaurants bio qui ouvrent en Roumanie et en Bulgarie, des marchés bio qui fleurissent en Hongrie, des rayons bio incontournables dans les supermarchés polonais: l&#8217;Europe de l&#8217;Est est à son tour saisie par la mode des aliments sans pesticides ni conservateurs.</p>
<p>   &#8220;La tendance générale montre une hausse des ventes de produits bio dans les pays de l&#8217;ex-bloc communiste. De nombreux magasins et des chaînes de supermarchés spécialisées ont récemment ouvert dans cette région&#8221;, a déclaré à l&#8217;AFP Amarjit Sahota, directeur de recherche du bureau d&#8217;étude britannique Organic monitor.</p>
<p>   La hausse du niveau de vie, pour certaines catégories, et un intérêt croissant pour des modes d&#8217;existence plus sains &#8211;comme en témoigne l&#8217;apparition de pages &#8220;vertes&#8221; et &#8220;santé&#8221; dans les journaux&#8211; expliquent cette tendance, relèvent des experts interrogés par l&#8217;AFP.</p>
<p>   &#8220;En Roumanie, il y a eu une fascination pour McDonalds et Coca-Cola après la Révolution et les pénuries du communisme mais les gens commencent lentement à revenir vers le bio&#8221;, estime Marian Cioceanu, président de l&#8217;association Bio Romania. Même le métropolite orthodoxe de Transylvanie s&#8217;est converti au bio, souligne-t-il.</p>
<p>   Certes, l&#8217;Europe de l&#8217;Est demeure un &#8220;petit Poucet&#8221; pour la consommation de ces aliments: 60 millions d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires en 2007, soit 0,3% du marché européen alors évalué à 20 milliards d&#8217;euros, selon la dernière étude exhaustive d&#8217;Organic monitor.</p>
<p>   Les produits bio ne représentent actuellement que 1% des aliments commercialisés en Roumanie et en Bulgarie, selon les ministères de ces pays, la consommation se concentrant dans les capitales.</p>
<p>   La croissance est toutefois très soutenue, même en temps de crise.</p>
<p>   Les ventes de produits bio dans les 21 magasins de Carrefour en Roumanie ont été multipliées par 15 à 20 au premier semestre 2009 par rapport à la même période de 2008, a indiqué à l&#8217;AFP la directrice marketing du groupe à Bucarest, Andreea Mihai.</p>
<p>   En Pologne, &#8220;depuis un an, le nombre de nos clients a augmenté de 200-300%&#8221;, a déclaré à l&#8217;AFP Beata Mioduszewska du magasin écologique en ligne Ecolive.pl. &#8220;Notre branche d&#8217;activité n&#8217;a pas du tout ressenti la crise, même si les prix plus élevés des produits bio restent une barrière importante pour les Polonais&#8221;, a-t-elle ajouté.</p>
<p>   A Sofia ou dans la ville roumaine de Cluj, des boutiques spécialisées dans les produits bio ont ouvert en 2009 un café pour l&#8217;une et un restaurant 100% bio pour l&#8217;autre.</p>
<p>   En Hongrie, l&#8217;association Biokultura aide à la création de marchés bio qu&#8217;elle répertorie sur son site internet, donnant même le prix des légumes.        Bio-Romania mène de son côté campagne pour que l&#8217;Etat roumain s&#8217;approvisionne bio pour les cantines des institutions publiques.</p>
<p>   Le coût des produits demeure un frein dans des pays comme la Roumanie où le salaire moyen est de 325 euros. Un litre de jus de pomme bio coûte deux fois plus cher (3,3 euros) que le même jus &#8220;classique&#8221; (1,2 à 1,7 EUR). En Pologne, les produits bio coûtent de 30% (fruits et légumes) à 300% plus cher (oeufs, fromage) et en Bulgarie de 30 à 50% de plus que les denrées non certifiées, selon l&#8217;enquête de l&#8217;AFP.</p>
<p>   Des écarts creusés par un long circuit du producteur au consommateur.</p>
<p>   Si les pays de l&#8217;ex-bloc communiste disposent de grandes surfaces cultivées en agriculture biologique &#8211;maïs, blé, fruits, légumes&#8211;, la transformation se fait en Europe de l&#8217;ouest. Les confitures, céréales de petit déjeuner ou farine bio sont ensuite réexportés vers l&#8217;Europe de l&#8217;Est où elles constituent le gros des produits bio dans les rayons.</p>
<p>   Un processus peu écologique, relève M. Sahota, au regard de l&#8217;empreinte carbone.</p>
<p>   Par Isabelle WESSELINGH avec les bureaux de l&#8217;AFP</p>
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		<title>Malgré les obstacles, les agriculteurs bio roumains persévèrent (REPORTAGE)</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 21:22:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marian Cioceanu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Français]]></category>

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		<description><![CDATA[STEFAN CEL MARE (Roumanie), 10 sept 2009 (AFP) &#8211; Malgré la crise et l&#8217;absence de subventions européennes, les agriculteurs bio roumains, qu&#8217;ils soient grands céréaliers comme Aurel Petrus ou petits maraîchers comme Mihai et Mariana Huzu, croient en l&#8217;avenir de leur mode de production. &#8220;Le futur est biologique&#8221;, proclame un autocollant dans le bureau d&#8217;Aurel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> STEFAN CEL MARE (Roumanie), 10 sept 2009 (AFP) &#8211; Malgré la crise et l&#8217;absence de subventions européennes, les agriculteurs bio roumains, qu&#8217;ils soient grands céréaliers comme Aurel Petrus ou petits maraîchers comme Mihai et Mariana Huzu, croient en l&#8217;avenir de leur mode de production.</p>
<p>   &#8220;Le futur est biologique&#8221;, proclame un autocollant dans le bureau d&#8217;Aurel Petrus. Cet agriculteur de 49 ans du village de Stefan Cel Mare (100 km à l&#8217;est de Bucarest), est un des pionniers de l&#8217;agriculture biologique en Roumanie.</p>
<p>   &#8220;J&#8217;ai commencé en 2000. Aujourd&#8217;hui, je supervise la culture de 1.300 hectares de blé, maïs, tournesol, soja, plantes médicinales, houblon et luzerne&#8221;, explique-t-il. Et les affaires marchent bien: deux millions de lei de chiffre d&#8217;affaires en 2008 (environ 500.000 euros) et un profit.</p>
<p>   La plupart des récoltes sont exportées vers l&#8217;Allemagne et l&#8217;Autriche car la Roumanie manque d&#8217;usines de transformation certifiées.</p>
<p>   M. Petrus loue les terres d&#8217;environ 500 personnes qui sont payées en argent ou avec une partie des récoltes. L&#8217;exploitation emploie à temps plein 18 personnes et de nombreux saisonniers.</p>
<p>   &#8220;Le désherbage se fait manuellement. L&#8217;agriculture biologique permet d&#8217;employer davantage de personnel&#8221;, souligne-t-il.</p>
<p>   &#8220;Sous Ceausescu, (l&#8217;ancien dictateur communiste), les fermes d&#8217;Etat avaient accès aux pesticides mais il n&#8217;y avait pas assez d&#8217;argent pour les coopératives de villages. Dans un sens, cela nous a aidés car la terre n&#8217;a pas reçu de produits chimiques durant des années&#8221;, relève-t-il.</p>
<p>   En 2009, 240.000 hectares devraient être dédiées à la culture biologique en Roumanie, selon le ministère de l&#8217;Agriculture. Plus de 4.000 fermiers enregistrés en 2008 ont produit 261.000 tonnes de produits bio.</p>
<p>   En Pologne, les surfaces cultivées en bio ont crû de 60%, à 470.000 hectares. Une croissance qui s&#8217;explique en partie par les subventions européennes plus élevées pour ce secteur.</p>
<p>   Une manne dont ne bénéficient pas les agriculteurs roumains car leur ministère n&#8217;a pu établir un mécanisme pour les attribuer qui satisfasse Bruxelles.</p>
<p>   &#8220;Le gouvernement roumain n&#8217;est pas vraiment intéressé par l&#8217;agriculture biologique et le public pense toujours à payer le moins cher possible pour l&#8217;alimentation&#8221;, déplore Aurel Petrus qui de son côté fabrique lui-même son pain bio.</p>
<p>   Sans soutien de l&#8217;UE non plus, Mariana et Mihai Huzu, 38 et 41 ans, se sont lancés dans l&#8217;agriculture bio cette année. Sur la petite parcelle attenante à leur maison, dans le village de Plevna (60 km à l&#8217;est de Bucarest), ils cultivent tomates, &#8220;gogosari&#8221;, poivron rouge typique de Roumanie, aubergines, basilic. Ils ont eux mêmes construit une petite serre et utilisent leur âne pour labourer.</p>
<p>   La société Ecolife bio, lancée par des Français, assure la distribution de leurs produits auprès des supermarchés mais aussi de particuliers qui viennent acheter directement les légumes deux fois par semaine au dépôt d&#8217;Ecolife bio à Bucarest.</p>
<p>   &#8220;On a maintenant une centaine de clients fixes, des médecins, des familles avec enfants qui prennent conscience de l&#8217;importance de manger bio&#8221;, relate Gilles Caillaud, directeur d&#8217;Ecolife bio mais &#8220;c&#8217;est un parcours du combattant avec les supermarchés&#8221;, ajoute-t-il.</p>
<p>   Pour Mihai et Marianna, cette activité leur permet de &#8220;vivre mieux&#8221; qu&#8217;avec leurs métiers antérieurs, elle dans un magasin de chaussures et lui dans la construction: &#8220;C&#8217;est beaucoup de travail mais on est plus heureux&#8221;.</p>
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